Soutenir la police : au-delà des postures, les actes
- 1 févr.
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Hier, des mobilisations en soutien aux forces de l'ordre ont eu lieu partout en France dont Dijon. La police mérite notre soutien plein et entier. Je ne fais pas partie de cette gauche qui instrumentalise le slogan "la police tue" et institutionnalise la violence comme si tous les policiers étaient des tueurs. Ce type de généralisation, je le refuse catégoriquement. En politique, ce qui compte, c'est la nuance, les mots justes, la justesse.
La police est là pour assurer l'ordre républicain, faire respecter les règles et nous protéger. Toutes les dérives doivent évidemment être condamnées, mais cela n'autorise aucun amalgame sur l'ensemble d'une profession qui remplit quotidiennement une mission essentielle à notre démocratie. Cela ne permet pas tout comme le voudrait l'extrême-droite.
L'hypocrisie de la droite et de l'extrême droite
Mais je veux également dire un mot sur ces soutiens à la police qui viennent de la droite et de l'extrême droite. Ces formations politiques font de la sécurité un levier électoral permanent. Soit. Mais peut-on leur rappeler quelques faits ?
Tous autant qu'ils sont, représentant de la droite dijonnaise, talantaise ont soutenu Nicolas Sarkozy quand il supprimait 13 000 postes de policiers. Pour moi, soutenir la police, c'est lui donner les moyens d'agir au quotidien. Pas le contraire. Ces élus ont tolérés l'affaiblissement de nos forces de l'ordre. Aimer la police, c'est l'aider concrètement. Eux ne l'ont pas fait.

On pourrait aussi parler de la police de proximité, mise en place par la gauche, supprimée en 2003... par le même homme, Nicolas Sarkozy alors Ministre de l'Interieur. Alors à tout ces élus qui se croient plus crédibles pour parler de sécurité simplement parce qu’ils sont de droite, il n'en est rien. C’est précisément tout le contraire. Leur prétendue légitimité repose sur une posture, pas sur un bilan.
Ce sont eux qui, hier, ont affaibli la police par des suppressions massives de postes, par une vision purement comptable de la sécurité publique. Ils sont aujourd’hui les responsables des mots qu’ils prétendent dénoncer, de la défiance, de la fatigue, du manque de moyens. Ils n’ont donc aucune leçon à donner. La sécurité n’est pas un marqueur idéologique réservé à un camp : c’est une politique publique qui exige de la constance, des moyens et du sérieux. Et sur ce terrain-là, leurs discours d’aujourd’hui ne résistent pas à leurs actes et soutiens d’hier.

Les actes plutôt que les discours


De 2012 a 2017, ce sont 9 000 postes qui ont été recréés. Un premier pas, certes pas suffisant pour combler entièrement les erreurs de la droite, mais un premier pas tangible. La preuve est là : la droite aime la police jusqu'à ce qu'elle se rende compte que ce sont des fonctionnaires, puis supprime des postes. La droite supprime, la gauche de gouvernement recrée. Voilà la vérité.
En politique, les discours et les postures ne peuvent être dissociés des actes. On ne peut pas prétendre soutenir les forces de l'ordre et leur retirer les moyens d'exercer leurs missions. On ne peut pas brandir le drapeau de la sécurité et saborder l'institution policière par des coupes budgétaires massives.
Soutenir la police, c'est un engagement qui se mesure dans les budgets votés, dans les effectifs maintenus, dans les formations assurées, dans les équipements fournis. Tout le reste n'est que communication et récupération politique.
Évidemment, autre sujet mais intimement lié à la sécurité, il est necessaire de renforcer les moyens de la justice et de la prévention.




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