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Fermetures de classes en Côte-d'Or : une nouvelle attaque contre l'école publique et nos territoires

  • 22 juin
  • 2 min de lecture

À la rentrée 2026, la Côte-d'Or connaîtra 62 fermetures de classes pour seulement 24 ouvertures. Derrière ces chiffres se cache une réalité préoccupante, celle d'un affaiblissement progressif de l'école publique et d'un recul des services publics dans nos villes, nos bourgs et nos villages.


Certes, la démographie scolaire évolue. Le nombre d'élèves est globalement en baisse. Mais cette situation aurait pu être l'occasion de faire un autre choix. Nous aurions pu améliorer les conditions d'apprentissage, nous aurions pu réduire les effectifs par classe et offrir un meilleur accompagnement aux élèves. Oui nous aurions pu. Au lieu de cela, l'État choisit une nouvelle fois la logique comptable en supprimant des classes et des moyens humains.


L'école n'est pourtant pas un simple poste budgétaire. Elle est un pilier de notre République et un service public essentiel. Chaque fermeture de classe a des conséquences concrètes pour les élèves, les familles et les enseignants. Elle peut, de facto, entraîner des classes plus chargées, des conditions d'enseignement plus difficiles et parfois des temps de transport plus longs pour les enfants dans le cas où ce sont des écoles entières qui sont contraintes de fermer leurs portes.


Mais les conséquences dépassent largement le cadre scolaire.

Dans de nombreux villages et petites villes, l'école c'est le cœur de la vie locale. Elle participe à l'attractivité du territoire, favorise l'installation de nouvelles familles et contribue au maintien d'une dynamique dans la ville. Lorsqu'une classe ferme, c'est tout un équilibre qui est fragilisé.


Cette politique alimente un cercle vicieux bien connu : moins de services publics entraîne moins d'attractivité ; moins d'attractivité conduit à une baisse de population ; et cette baisse sert ensuite de justification à de nouvelles suppressions de services. À terme, ce sont nos territoires qui s'appauvrissent progressivement.

La ruralité ne doit pas être condamnée à voir disparaître ses services publics les uns après les autres. L'égalité entre les territoires ne peut pas être un simple slogan. Elle doit se traduire par des choix politiques concrets, notamment en matière d'éducation.


C'est pourquoi il est nécessaire de réviser les fermetures annoncées en Côte-d'Or, de refuser que l'avenir de nos enfants et de nos territoires soit déterminé uniquement par des tableaux Excel. L'école publique mérite mieux qu'une gestion comptable.


Investir dans l'éducation, c'est investir dans l'avenir. Maintenir des écoles vivantes, c'est maintenir des territoires vivants.

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