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Quand l’appel à la paix devient un prétexte d’abandon de l’Ukraine pour certaines forces politiques

  • 15 mars 2025
  • 3 min de lecture

Voilà trois ans que la Russie a attaqué et envahi l'Ukraine. Trois ans que la guerre engendre ce qu'il y a de pire. On estime le nombre de morts à près de 300 000, en comptant les militaires ukrainiens, russes ainsi que les civils.


Mais cela fait aussi trois ans que certaines forces politiques françaises profitent de chaque vote, de chaque débat, pour parler de paix en s'abstenant ou en votant contre le soutien à l'Ukraine. La paix est un beau mot. Mais quelle paix veulent-ils ? Là est la véritable question.


Je suis de cette gauche qui toujours sera du côté des opprimés et non des oppresseurs, qui vomit toutes celles et ceux qui se prêtent aux jeu des régimes autoritaires et lui trouve parfois des excuses ou des aspects positifs. Que ce soit d'un côté ou de l'autre. Ni Maduro, ni Poutine, ni Xi Jinping, pour ne citer qu'eux.


Depuis l'invasion Russe, la France Insoumise se contredit, est floue, n'est pas claire et cela se traduit dans leur vote. Ils le disent pourtant, ils veulent la paix. La paix qui désarme l'Ukraine, la paix qui n'aide pas financièrement l'Ukraine, la paix qui en réalité, laisse Poutine faire.


Le 12 mars 2025, hier, l'Assemblée nationale a adopté une résolution visant à renforcer le soutien à l'Ukraine, incluant des mesures telles que la saisie des 210 milliards d'avoirs publics russes (en gros, l'argent des oligarques) gelés dans nos banques européennes, la construction d'une défense européenne indépendante et le soutien au processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Cette résolution a été adoptée par 288 voix pour, 54 contre (LFI et communistes) et 132 abstentions (RN). Les députés de La France insoumise ont voté contre cette résolution. Et ce n'est pas étonnant, c'est en parfait accord avec cette "paix" qu'ils appellent de leur voeux.


Pour rappel, la France Insoumise s'est positionné contre la fourniture d'armement à l'Ukraine, estimant que l'urgence était d'obtenir un cessez-le-feu et même de négocier avec Poutine.


Malgré ces votes, vous pouvez régulièrement voir ce genre de tweet :


En réalité, disons les choses, appelons un chat un chat : lorsque l'on veut suspendre les aides à l'armement d'un pays démocratique fasse à une force militaire comme la Russie, "la paix" est en réalité la victoire des oppresseurs, des régimes autoritaires et ils le savent. Nous pouvons ajouter à cela la faiblesse et la cupidité car ces mêmes personnes, qui crient à longueur de temps qu'il faut "taxer les riches" refusent que l'on saisisse les avoirs des oligarques russes dans nos banques. Pourquoi ? Il faudrait taxer que certains fortunés ? Doit-on y voir une forme de complaisance ? Je pose vraiment la question.


De l'autre côté de l'échiquier, les mêmes mots, les mêmes actes : votes contre ou abstention, le même flou persiste. Pour eux, Poutine n'est pas un ennemi. Pour eux, Poutine fait partie même de la solution à la guerre qu'il a lui-même provoqué. Étrange. Et depuis l'élection de leur ami Donald Trump aux États-Unis, ils ne savent plus ou donner de la tête ni même s'ils sont encore de son côté tant la radicalité est outrante. Il impose ses conditions et si elles ne sont pas respectées, alors lui aussi arrêtera d'aider l'Ukraine. Oui j'ai bien écris "lui aussi arrêtera d'aider l'Ukraine". Car dans leur monde, il vaut mieux humilier et arrêter d'aider l'agressé que l'agresseur, surtout quand l'agresseur s'appelle Poutine. En parallèle de leur position douteuse, ils n'hésitent pas un instant à tout de même dire qu'ils soutiennent l'Ukraine malgré leurs votes et leur complaisance.



En 2017, Marine Le Pen recevait ce triptyque avec Poutine et Trump des mains de Maria Katasonova. La candidate du RN avait alors déclaré: « C'est exactement la ligne qui est la notre. C'est vraiment superbe. »


De mon côté les choses sont clairs et je partage pleinement la position de Raphaël Glucksmann : nous devons soutenir l'Ukraine jusqu'au bout. C'est la demande du peuple ukrainien, soyons à la hauteur !

Cet article avait juste pour objectif de mettre en lumière la lâcheté de certains partis politiques qui, une fois de plus, pour faire peur, ose faire passer les socialistes et autre forces politique de "va-t-en guerre" alors que nous sommes clairs, nous socialistes : nous répondrons toujours présent pour que les démocraties résistent aux régimes autoritaires quand eux souhaitent abandonner l'Ukraine au nom de "la paix" pour laisser Vladimir Poutine à la conquête de nouveaux pays. Céder face à l'agressivité de Vladimir Poutine pourrait mener à une guerre plus large.


En somme, il faut une réponse européenne unie et résolue pour soutenir l'Ukraine, renforcer la sécurité collective et défendre les valeurs démocratiques face aux menaces autoritaires.





Sources : The Times

Commentaires


Merci beaucoup pour votre lecture ! 

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