Parti socialiste : Il est temps de Changer pour Gagner !
- 25 mai 2025
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À l’approche du 81e congrès du Parti socialiste et su vote des militants mardi prochain, comme lors du précédent, j’ai décidé de soutenir Refondations, puis Changer pour Gagner aux côtés de Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, d'Hélène Geoffroy, Maire de Vaulx-en-Velin, de Philippe Brun et Jérome Guedj, députés, Carole Delga, Présidente de la région occitanie et bien d'autres...
Forts d’une dynamique portée par plus de 5 000 élus et militants, nous voulons réaffirmer, haut et fort, les valeurs que nous portons, non seulement pour notre parti, mais surtout pour la France.
Ces dernières années, le message d’espoir que le Parti socialiste devrait incarner a été brouillé. Brouillé notamment par l’accord NUPES, à la suite duquel certains de nos « alliés » se sont empressés de relancer leur guerre contre le PS. Il n’est pas inutile de rappeler, pour celles et ceux qui l’auraient oublié, que La France insoumise est née d’un rejet viscéral du Parti socialiste. Il suffit d’écouter leur chef de file ou leurs représentants pour comprendre que leur priorité n’est pas de combattre le pouvoir en place, mais de s’en prendre au PS.
Pourquoi ? Parce qu’ils ne veulent pas construire une alternative majoritaire, mais simplement imposer leur hégémonie sur la gauche. Et tous ceux qui ont osé s’opposer à cette stratégie ont été rapidement écartés. Ceux-là mêmes qui prônent l’horizontalité et la VIe République sont en réalité les plus fervents partisans du pouvoir personnel. Celui qui disait « Faites mieux » aux nouvelles générations s’impose encore aujourd’hui, sans remise en question, pour les échéances à venir. Mais comment faire mieux avec les mêmes ?
Après la présidentielle, les élections européennes ont été un moment de clarification. Clarification de nos valeurs, de notre positionnement, de notre identité. Avec la candidature de Raphaël Glucksmann, j’ai vu une voie claire se dessiner. Face aux attaques violentes, parfois antisémites, dont nos candidats ont été la cible, une ligne nette est apparue : une gauche pro-européenne, humaniste, laïque, républicaine, d’un côté ; de l’autre, une gauche communautariste, ambiguë face à Poutine, sélective dans ses indignations.
Les résultats, à Dijon comme ailleurs, sont venus confirmer ce que nous sommes nombreux à penser : le Parti socialiste gagne lorsqu’il reste fidèle à lui-même et à son histoire. Mais ces bons résultats ont aussi mis en lumière un danger bien plus grand : la montée de l’extrême droite.
C’est pourquoi la clarté doit rester notre boussole.

Après les européennes, je me suis dit comme beaucoup de militants qu’il n’était plus question de revenir en arrière. Plus question d’alliance avec celles et ceux qui passent davantage de temps à nous dénigrer qu’à combattre l’extrême droite. Et puis, il y a eu la dissolution.
Le Rassemblement National était prêt à gouverner. L’élan des européennes leur ouvrait une voie royale, et les sondages annonçaient déjà Bardella à Matignon. Il a donc fallu construire une alliance, certes imparfaite, mais nécessaire. Une union de circonstance, qui n’effaçait pas nos différences, bien au contraire, elles étaient visibles, assumées.
Et grâce à cette clarté portée pendant les européennes, le Parti socialiste a progressé. Nous avons aujourd’hui plus de députés qu’avant. À ceux qui voudraient attribuer ce résultat exclusivement à Olivier Faure, je réponds simplement ceci : ce sont souvent les mêmes qui considèrent que les mauvais résultats sont la faute des autres (comme à la présidentielle), et que les bons résultats sont les leurs.
Car dans les sondages pour les présidentielles aujourd’hui, Glucksmann est à 12 %, Faure à 4%. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
C’est pour toutes ces raisons que je pense qu'il faut Changer pour Gagner !
Parce que je refuse les caricatures qui voudraient réduire le débat à une opposition entre une prétendue droite et gauche du PS. La nuance est une force, pas une faiblesse. Tout n’est pas binaire, et ce manichéisme, si cher à LFI, ne doit pas devenir le nôtre. Ce congrès doit être rassembleur et respectueux.
Changer pour Gagner, ce sont aussi de nombreux élus locaux, confrontés aux réalités du quotidien, qui dirigent leurs villes avec succès, souvent au sein de majorités de gauche constructive et plurielle et en opposition souvent avec LFI. Il ne faut pas s’y tromper : leur objectif pour 2026 est clair, gagner des villes socialistes, pas des villes tenues par la droite. Quand on est de gauche, on cherche à prendre des villes à la droite, pas à affaiblir ses propres "partenaires". Regardez Montpellier, Marseille, et tant d’autres villes où l’union a permis de renverser des décennies de gestion conservatrice.
Alors oui, que ces « alliés » d’hier le restent… au passé.
Je soutiens Changer pour Gagner pour que le Parti socialiste parle clairement aux Français, pour que chacun sache ce que nous pensons sur le nucléaire, la sécurité, la transition écologique, la santé, notre modèle social, et tant d’autres sujets majeurs.
Changer pour Gagner, c’est l’union (oui l'union, contrairement à ce qu'essaient de nous dire certains...) dans la clarté. Et c’est la seule voie crédible pour faire renaître l’espoir à gauche.





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