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Ils prétendent vous défendre, mais en réalité, ils sont les marchepieds des plus fortunés

  • 29 oct. 2025
  • 2 min de lecture

Il y a des chiffres qui parlent d’eux-mêmes : en trente ans, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes françaises a été multiplié par quatorze. Ces fortunes représentaient 5% du PIB en 1996, 25% à l’arrivée d’Emmanuel Macron, et 40% aujourd’hui. Pendant ce temps, les salaires stagnent, les prix explosent, et des millions de travailleuses et travailleurs peinent à vivre dignement de leur travail.


Face à cette injustice flagrante, des économistes comme Gabriel Zucman proposent une mesure de simple bon sens : un impôt plancher de 2% sur les milliardaires. Cet impôt ne concernerait qu’une poignée d’individus (1800 il me semble), ceux dont la fortune personnelle dépasse les 100 millions d’euros, et rapporterait plusieurs milliards chaque année pour financer les services publics, la transition écologique ou l’éducation.


Et pourtant, une partie du socle commun et l’extrême droite s’y opposent farouchement. Marine Le Pen, par exemple, rejette la taxe Zucman “dans toutes ses formes”, prétendant qu’elle « mettrait en danger nos entreprises ». C’est faux. Aucune entreprise n’est menacée par une contribution de 2% sur des fortunes personnelles qui dépassent parfois les 10, 20 ou 50 milliards d’euros. Ce n’est pas “l’appareil productif” qu’on protège en refusant cette taxe : ce sont les privilèges.


Une fiscalité à l’envers : quand les classes moyennes payent plus que les milliardaires

Aujourd’hui en France, le système fiscal est à l’envers. En proportion de leurs revenus, les classes moyennes paient plus d’impôts que les plus fortunés. Ca vous choque ? Moi aussi ! Une infirmière, un enseignant, un artisan paient la TVA sur chaque achat, la CSG sur chaque fiche de paie, les impôts locaux… Au total, cela représente jusqu’à 30 à 35% de leur revenu.


Pendant ce temps, les plus riches multiplient les astuces : holdings, montages financiers, optimisations fiscales. Résultat : certains milliardaires ne reversent que 10 à 15% de leurs revenus réels au pot commun.


Un ouvrier ou un employé qui paye chaque mois ses impôts et ses charges contribue davantage, proportionnellement, qu’un multimillionnaire qui place ses dividendes dans un paradis fiscal. C'est honteux. Car en même temps, beaucoup galèrent à boucler les fins de mois, beaucoup ne partent plus en vacances, beaucoup baisse la température en hiver à la maison, beaucoup n'arrivent plus à vivre dignement.


Ce système à deux vitesses n’est plus tenable. Ceux qui travaillent doivent pouvoir vivre dignement, et ceux qui possèdent énormément doivent contribuer justement. La fiscalité doit redevenir un outil de justice sociale, pas un bouclier pour les ultra-riches.


Le vrai courage politique

Pendant que les riches s’enrichissent à une vitesse vertigineuse, les plus modestes s’appauvrissent. Les travailleurs qui font tourner le pays, caissières, livreurs, infirmières, profs, ouvriers, voient leurs efforts toujours plus taxés, leurs salaires grignotés, leurs conditions de vie dégradées. Et pendant ce temps, on explique que taxer les milliardaires serait “dangereux”.


Non. Le vrai danger, c’est l’injustice.

Le vrai courage politique, c’est de dire que la réserve est là.

Elle n’est pas dans les poches des travailleurs, elle est dans les dividendes, les profits, les fortunes accumulées par une minorité. Ce sont eux qui doivent payer. Pas les infirmières, pas les ouvriers, pas les enseignants, pas les retraités.


La justice sociale n’est pas un slogan. Appliquons la.

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