Gestion municipale de Talant : entre communication et réalité des chiffres
- 24 févr.
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Dernière mise à jour : 24 févr.

Depuis six ans, Fabian Ruinet répète inlassablement le même mantra : bonne gestion, rigueur, responsabilité. Les mots sont bien choisis. La réalité, elle, l’est beaucoup moins.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 6 ans, l’épargne brute de Talant est passée de 2,2 millions d’euros à… 430 000 euros. Oui, vous avez bien lu. Une ville qui se prive de toute marge de manœuvre financière, c’est une ville qui se met volontairement en difficulté pour l’avenir.
Dans le même temps, la capacité de désendettement, indicateur clé de la santé financière d’une collectivité, est passée de 4 ans à 8 ans et demi. Autrement dit : Talant met aujourd’hui plus du double de temps qu’avant pour rembourser sa dette. Est-ce cela, une gestion exemplaire ?

Une ville n’est pas une entreprise
Le problème est sans doute là. Cette majorité gère Talant comme on gérerait une entreprise : réduction des “coûts”, vente du patrimoine, vision à court terme. Sauf qu’une commune n’est pas une entreprise. Elle n’a pas vocation à faire du profit, mais à investir, à préparer l’avenir, à porter des projets structurants pour ses habitants.
Or, après 6 ans de mandat, où sont les grands projets ? Où est la vision pour Talant ? Où sont les investissements utiles, durables, ambitieux ? Quand on vide l’épargne, qu’on alourdit la dette et qu’on n’a rien de structurant à montrer, il faut bien trouver de l’argent ailleurs.
Vendre les stades pour boucher les trous
C’est dans ce contexte qu’apparaît le projet de vente du stade Gilbert Rude. Une solution de facilité, révélatrice d’une gestion à bout de souffle.
Le symbole est fort et particulièrement choquant avec ce stade. Talant compte 4 terrains, deux appartiennent à ce stade, qui a bénéficié de 2 millions d’euros d’argent public pour son amélioration. Pire encore : le club-house a été inauguré en 2021 par le maire lui-même. Une belle affiche “inauguré par Fabian Ruinet” trône encore… pour des équipements désormais considérés comme obsolètes.
800 000 euros pour des vestiaires qui n’auraient servi que cinq ans. C’est cher ? Apparemment non. Jamais, quand il s’agit de l’argent du contribuable.
Et aujourd’hui, on voudrait raser, vendre, bétonner pour construire maisons et immeubles, comme si tout cela n’avait jamais existé.

Le stade coûterait trop cher ?
L’argument avancé frôle parfois l’absurde : "un stade, ça coûte cher. Il faut tondre la pelouse, arroser le terrain". Alors permettez une petite remarque : un terrain synthétique, ça ne se tond pas et ça ne s’arrose pas. Mais visiblement, il est plus simple de sacrifier un équipement sportif que de réfléchir sérieusement à sa gestion et à son utilité sociale. Car un stade, ce n’est pas une ligne comptable. C’est un lieu de vie, de sport, d’engagement associatif, de jeunesse, de lien social. Le vendre, c’est envoyer un message clair : quand la gestion est défaillante, ce sont toujours les équipements publics et les habitants qui paient l’addition.
Une dernière question toute simple : quand on a 4 terrains, pourquoi ne pas garder justement ceux sur lesquels de l'argent public a été investit massivement ces dernières années ?
Talant mérite mieux
Après six ans, le constat est sévère mais nécessaire :
une épargne quasi anéantie,
une dette plus lourde,
aucun grand projet structurant,
et désormais la vente du patrimoine communal pour masquer l’échec.
Talant mérite une autre ambition qu’une gestion à courte vue et des rustines budgétaires. Gérer une ville, ce n’est pas vendre ce qui reste quand on a tout raté. C’est investir, anticiper, et respecter l’argent public.
Et surtout, ne pas demander aux Talantais de payer, une seconde fois, les erreurs de ceux qui prétendaient mieux faire.




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