top of page

Face a l’extrême-droite, la gauche doit revenir à l’essentiel

  • 14 août 2025
  • 3 min de lecture

A 2 ans de l’élection présidentielle, jamais l’extreme droite n’a été si haute dans les sondages, jamais elle a tant menacé notre avenir, jamais elle n’a été si proche du pouvoir.


En France, le Rassemblement National affirme être le parti du « peuple », des oubliés, de ceux qui galèrent au quotidien. Mais une fois à l’Assemblée nationale, ses votes vont souvent à l’encontre des intérêts des classes populaires.


Voici quelques exemples concrets :

Contre l’augmentation du SMIC à 1 500 € nets.

Le RN a voté contre cette mesure, pourtant attendue par de nombreux Français.

Contre l’indexation des salaires sur l’inflation.

En pleine crise du pouvoir d’achat, ils ont refusé une mesure qui aurait permis aux salaires de suivre les hausses de prix.

Contre la taxe sur les superprofits et le retour de l’ISF.

Alors qu’ils dénoncent les élites, ils ont protégé les très grandes fortunes et les grandes entreprises.

Pour la réforme de l’assurance chômage.

Le RN a soutenu le durcissement des règles pour les chômeurs, en limitant leurs droits.


🎯 Le RN parle beaucoup du « peuple », mais vote souvent comme la droite classique. Derrière le discours anti-système, on retrouve une politique économique qui ne change pas la vie des Français les plus modestes.


Face à l’extrême droite, la gauche doit revenir à l’essentiel : les préoccupations quotidiennes des Français. Il est temps de se recentrer sur ce qui compte vraiment pour nos concitoyens : le pouvoir d’achat, la santé, l’école, les retraites, les transports, le logement. Autant de sujets concrets qui changent la vie, et que nous devons remettre au cœur de notre discours.


Nous le savons : le sensationnel prend souvent le pas sur le fond dans les médias. Il est plus facile de faire le buzz avec « La gauche veut interdire les barbecues » qu’avec « La gauche veut redonner du pouvoir d’achat aux plus modestes ». Ce traitement médiatique, combiné aux petites phrases décalées ou caricaturales, brouille notre message et affaiblit notre crédibilité.


Résultat : beaucoup de Français seraient aujourd’hui bien en peine de résumer clairement le projet de société que nous portons. Sur les retraites, c’est 60 ans ou 62 ? Sur le nucléaire, quelle est notre position ? Ces zones d’ombre nous desservent.


Il est donc urgent de clarifier nos priorités, de parler fort et clair des sujets qui touchent la vie réelle des gens. Mettons de côté les polémiques secondaires, Tour de France, sapins de Noël ou autres écrans de fumée, et concentrons-nous sur ce qui peut vraiment faire la différence.  Car c’est bien cela, la politique : changer la vie des gens.


Quelques exemples


Chaque fois que nous nous éloignons des préoccupations concrètes,  comment se loger, se soigner, se déplacer, boucler ses fins de mois, nous laissons le champ libre à ceux qui, faute de vraies solutions, n’ont que des slogans à offrir. À force de parler d’autre chose, de sujets symboliques ou marginaux, alors même que la précarité explose et que les classes moyennes s’enfoncent, nous créons un vide. Et ce vide, l’extrême droite s’en empare avec un discours simple, émotionnel, parfois caricatural, mais qui donne l’illusion d’une proximité avec le réel.


Depuis des années, l’extrême droite ne parle que du quotidien. Elle le fait avec populisme, souvent sans cohérence, mais elle le fait. Pendant ce temps, une partie de la gauche donne parfois l’impression d’être ailleurs, de débattre d’enjeux secondaires pendant que la galère s’installe dans les foyers.


Revenir à l’essentiel, c’est refuser cette dérive. C’est reconstruire une parole politique lisible, concrète, ancrée dans la réalité de celles et ceux que nous voulons défendre. C’est assumer pleinement que la gauche doit être utile, populaire, sociale, et non pas uniquement symbolique ou morale.


Le combat face à l’extrême droite ne se gagnera ni avec des indignations de principe, ni avec des postures. Il se gagnera avec des réponses solides, crédibles, sur le logement, l’emploi, les salaires, les services publics. Il se gagnera en montrant, preuves à l’appui, que la gauche peut, veut, et sait améliorer la vie des gens.

Commentaires


Merci beaucoup pour votre lecture ! 

bottom of page